Itombwe : La nouvelle société civile congolaise confirme 12 morts dans l’attaque de Kipupu

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Itombwe : La nouvelle société civile congolaise confirme 12 morts dans l’attaque de Kipupu

Les affrontements qui ont eu lieu dans la matinée du jeudi 16 juillet 2020, à Kipupu ont causé la mort de  12 personnes.

Ce bilan vient de la  coordination provinciale  de la nouvelle société civile congolaise axe sud  de la province du Sud-Kivu.

André Byadunia Mashaka, Coordinateur provincial affirme que l’attaque de Kipupu, est attribuée aux groupe armé Gumino  et ses alliés. Il renseigne que, les victimes sont en majorité des femmes et des enfants.

Notre source  dit qu’il y a eu aussi des maisons incendiées à Kipupu, il ajoute que d’autres villages environnant  Kipupu ont été attaqués  par la même coalition.

La nouvelle société civile congolaise à travers son coordinateur dans la partie sud de la province du Sud-Kivu, s’indigne du silence des autorités nationales par rapport à cette situation d’insécurité dans cette zone des moyens et hauts plateaux, où la situation reste chaotique et dangereuse pour la population civile.

Cette structure citoyenne propose au gouvernement congolais de procéder à la démobilisation de tous les jeunes qui détiennent les armes illégalement.

De son  coté, le porte parole des FARDC contacté dans la journée du même jour, juste après les affrontements qui ont emporté les vies humaines, il a précisé que le groupe armé Gumino et  Twirwaneho ont attaqué une position des Mai Mai à Kipupu. 

Capitaine Dieudonné Kasereka, renseigne que l’armée n’a pas des informations à donner sur  le bilan, concernant cette attaque. Celui-ci a précisé que les FARDC prennent des dispositions pour sécuriser la population basée à Kipupu.

Notons que cette attaque vient après celle enregistrée à Kalingi, dans la soirée du 14 Juillet 2020 où une personne a été tuée, plusieurs  maisons ont été incendiées et plus de 400 vaches pillées par un groupe armé présumé Mai Mai.

Les hauts plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga, sont devenus des champs de bataille depuis 2017. Depuis cette année on compte des centaines des personnes qui ont perdu la vie, des milliers des vaches pillées par les groupes armés et des centaines des villages incendiés par les détenteurs d’armes.

JOSEPHINE MUNGUBI

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