VITAL KAMERE A LA JUSTICE, DÉBUT D’UN ÉTAT DE DROIT EN RDC OU UNE STRATÉGIE D’ÉCARTEMENT POLITIQUE

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VITAL KAMERE A LA JUSTICE, DÉBUT D’UN ÉTAT DE DROIT EN RDC OU UNE STRATÉGIE D’ÉCARTEMENT POLITIQUE

« Si tu ne t’intéresses pas à la politique, la politique s’intéressera de toi » dit-on. Début de l’état de droit ou un écartement politique à cette autorité du parti politique UNC ??? Celle-ci est la question qui revient dans les réflexions de la majorité des congolais qui suit de près la situation socio politique de leur pays.

C’est dans ce sens que la rédaction de mijasmultimedia.com a tenté de réfléchir pour analyser cette situation qui est aujourd’hui la plaque tournante de la politique du pays.

Pour mieux évoluer dans cette réflexion  nous pensons que c’est sage de comprendre comment cela est arrivé via ce rappel des événements :

Le dimanche 11 novembre 2018  date à laquelle Martin Fayulu a été désigné candidat commun de l’opposition, Vital Kamerhe signe ainsi l’accord de Genève dans lequel il s’engage avec les autres 7 teneurs de l’opposition au régime de Joseph Kabila, à la désignation de Martin FAYULU MADIDI comme le candidat unique de l’opposition.

Plus tard, le 12 novembre de la même année, bien que signataire de l’accord  Vital K se désengage à l’accord de GENÈVE alors qu’il avait juré qu’une fois trahit le peuple, ça sera la fin de sa carrière politique, KAMERHE motive sa décision par le respect des principes et de la volonté des militants de son parti UNC qui selon lui, l’avaient recommandé de maintenir sa candidature à la présidentielle.

Sous prétexte de la volonté de la base. « Nous avons écouté la base » disait-il.

Un mois avant la tenue des élections couplées en RDC soit le 23 novembre, Vital KAMERHE signe, avec Felix Antoine Tshisekedi l’accord de Nairobi qui désigne celui qu’on appelle affectueusement « FATSHI » comme candidat de leur coalition politique issue de leur engagement à Nairobi pour former un ticket gagnant, Cap pour Changement CACH.

Felix TSHISEKEDI passe président de la république.
Après la prise officielle de ses fonctions intervenue le 25 janvier 2019, dans ses premiers actes, Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo désigne Vital KAMERHE comme son Directeur de cabinet.

Juste après, VK est nommé superviseur des activités du programme de 100 jours du Chef de l’Etat. Les actions et résultats sont plus attendus vu l’état du pays où tout est presque par terre. La population croit voir leur misère se soulager par le régime qui se dit être du changement.
Hélas !!! ce sont de dossiers de malversations et soupçons de corruption dans l’attribution du marché public sur les actions d’urgence de 100 premiers jours du règne FCC-CACH qui éveillent les (vrais) bénéficiaires que sont les congolais.

Le 29 février dernier, les jeunes de Kikwit montent au créneau et manifestent contre l’arrêt des travaux du programme de 100 jours. Les Kinois eux manifestent au boulevard du 30 juin à Kinshasa, au sujet de l’arrêt de travaux de ce chantier.

Vital Kamerhe est invité au parquet de Matete pour la première fois. Mais il a brillé par son absence.

Invité à nouveau par le parquet de Kinshasa-Matete le mercredi 8 avril 2020, il n’y sort plus, il est placé sous un mandat d’arrêt provisoire « MAP » après près de cinq heures d’interrogation. Il est acheminé à la prison centrale de Makala.

Le lundi 11 mai 2020, lors d’une audience publique et télévisée en direct à sa demande à la prison de Makala, VK est obligé de rester en détention.

En qualité de compagnon de lutte de Felix Tshisekedi dans la coalition CACH, Vital Kamerhe est aujourd’hui locataire de la cellule 8 à MAKALA.

Le 20 mai 2020 Celui qui était son adjoint, Désiré Cashimir KOLONGELE est confirmé comme DIRCAB ad intérim à la Présidence de la République.

Cette situation divise les opinions des congolais. Certains pensent que c’est une façon de l’écarter dans le jeu sur la scène politique pour couper cours à la projection présidentielle de 2023.
Cette expérience a été vécue dans plusieurs autres régimes politiques. Exemple au Rwanda avec Paul Kagame et Bizimungu, au Burundi . Et en RDC avec le dossier Jean Pierre Bemba à la CPI qui a été relâché juste à la veille des élections pour venir perturber la désignation d’un candidat unique de l’opposition pensaient ainsi plus d’un analyste.

A d’autre part de penser que c’est le début de l’application de l’état de droit en RDC, car c’est parmi les grandes promesses du président FATSHI dans ses différents discours même s’il avait autre fois défendu le 15 millions de  rétro commission comme Coop à la kinoise.

Pour les congolais lambda, ils se fatiguent par la situation politique de leur pays. Ils veulent voir un jour la situation socioéconomique changer, et cela n’arrivera qu’avec l’instauration de l’état de droit. Ils attendent que cela soit une réalité. Le cas de dossier Vital K sera pour eux l’assurance si après ce procès l’on voit d’autres dossiers où la justice tranche équitablement sans trafic d’influence ou de complaisance.

Les Congolais gardent dans leurs mémoires plusieurs exemples des cas de détournement, des malversations, de corruption… ils attendent à la fin du dossier VK pour voir si ces autres seront attaqués par la justice. Comme qui dirait : « c’est la fin qui justifie le moyen ».

Wait and see …

LA REDACTION

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