Uvira :Tâtonnements sur le nombre de sites d’hébergement des sinistrés compliquent l’organisation des assistances.

0 / 364
Uvira :Tâtonnements sur le nombre de sites d’hébergement des sinistrés compliquent l’organisation des assistances.

Depuis la catastrophe naturelle survenue dans la nuit du jeudi 16 à vendredi 17 avril 2020, Uvira semble se rechercher encore dans la gestion de l’après cette calamité.

Laissant à coté le nombre exact  de sinistrés qui est difficile à préciser  le nombre de sites (écoles, églises, mosquées, maisons en chantiers,…) n’est jusque-là pas connu officiellement.

Lors d’une émission radio diffusée à la Radio le Messager du Peuple  le dimanche dernier, l’équipe de distribution de la Mairie a avancé un chiffre de 27 sites après la combinaison de sites jugés petits en fonction de familles qui y vivent. 27 est le chiffre reconnu officiellement à la Mairie se justifiait ainsi le Secrétaire de l’équipe de distribution. Quelques secondes après, c’est le Président du Collectif de sinistrés qui rejette ce chiffre, et lui annonce que la ville d’Uvira ne compte que 18 sites, justifiant aussi que les sites ont été mélangés. 

La note d’information du bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) se trouvant aussi dans la coordination de gestion de catastrophe à Uvira sortie ce mercredi 13 mai 2020 parle d’au moins 40 sites d’hébergement.

Ce rapport ne va pas très loin de résultats des enquêtes menées par l’organisation Maison du Citoyen à Uvira. Celle ci a répertorié plus de 45 sites qui ont plusieurs familles en son sain vivant sans eau potable et certaines sans toilettes, à la merci de maladies hydriques entre autre le Choléra.

Pendant que le rapport circonstanciel de la Mairie du 05/05/2020 officialise un total de 30 sites d’hébergement.

Partant de cette cacophonie, plusieurs sinistrés venant de ces sites d’hébergement jugés petits et annexés à d’autres avec plus grand nombre affirment être discriminés lors de la distribution de vivres et non vivres par différents donateurs dont la Mairie. Les familles vivant dans des maisons en chantier sur Avenues Reboisement et Bukavu greffées respectivement aux centres  Institut Olive Lembe et Institut Kitundu pleurent de rien recevoir en dépit des assistances que bénéficient leurs centres de base. Même cri pour les familles annexées à l’Institut Conforti et Chapelle Ecole.

Notons que des milliers de familles ne se trouvent pas dans les sites d’hébergement mais plutôt dans de familles d’accueil et qui restent jusqu’à maintenant oublier.

Clovis KAMONI

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *